Le guide du bipolaire

Bipolarité, la compil’ des pistes pour s’en sortir

Sommaire

  1. Avant propos
  2. Qu’est-ce que la bipolarité ?
  3. Les risques inhérents aux troubles bipolaires
  4. Les moyens d’action possibles pour diagnostiquer et soigner au plus vite
  5. La personne bipolaire, son environnement familial et privé
  6. Le système médical
  7. Les traitements médicamenteux : notre avis sur la question
  8. La résilience : un gros mot ?
  9. Associations et fondations
  10. Les aides financières et logistiques
  11. Forums
  12. Groupes de parole
  13. Documentation « coup de cœur »
  14. Renseignements divers

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Avant-propos

Je m’appelle Marie-Claire, j’ai éprouvé le besoin de rédiger cette compil’ en espérant qu’elle sera utile à beaucoup. Je n’exprime que mon point de vue. Les maladies psychiques sont des maladies particulièrement difficiles à appréhender car elles ont la particularité de ne pas être visibles. Une personne handicapée psychique, contrairement à une handicapée physique n’a pas de signes extérieurs de son handicap. La souffrance est interne. Elle n’est parfois pas détectée. Elle est parfois mal diagnostiquée.

Cette maladie ne fait l’objet d’aucun dépistage et bien souvent, le patient lui-même tarde à consulter car, d’une part, il ne comprend pas ce qui lui arrive et d’autre part le spécialiste en la matière, le psychiatre, est encore trop souvent assimilé à « folie ». Or le pourcentage de personnes concernées par des maladies psychiques est très important. Le malade psychique est un malade comme les autres. Il mérite le respect comme tout malade atteint d’une grave maladie. Mais contrairement aux autres maladies, il y a une méconnaissance générale. Un malade psychique passe auprès du grand public pour un fainéant, un insatisfait, un fou, voire une personne dangereuse à enfermer.

Bouge toi, prends sur toi.
T’as tout pour être heureux.
C’est un fou furieux, dangereux.
Il faudrait l’enfermer.
Je ne peux pas me payer le luxe d’être malade.

Nous souffrons trop souvent de ces phrases assassines, injustes, voire dénuées de sens. Elles prouvent un manque cruel d’information des personnes qui ne souffrent pas de notre maladie.

Viendrait-il à quelqu’un, l’idée de dire à une personne atteinte de cancer ou de la maladie d’Alzheimer que c’est un luxe ? Non, certainement pas. Ayant souffert d’un cancer, j’ose me permettre de penser qu’un individu peut se projeter facilement dans la peau du malade physique et imaginer la souffrance que lui-même ressent déjà, juste à l’idée d’attraper une de ces maladies. Il est quasiment impossible de s’imaginer dans la souffrance psychique de quelqu’un. Notre propos ici est de parler de la bipolarité, maladie chronique (à vie) encore mal connue tant des professionnels (les spécialistes en bipolarité ne sont pas légion) que des malades et de leur entourage. La bipolarité se soigne mais les bons traitements sont difficiles à trouver. Les centres experts en bipolarité qui évaluent cette maladie sont au nombre de 8 pour toute la France, c’est bien sûr insuffisant mais c’est un bon début. 8 ans pour poser le bon diagnostic d’après les journaux spécialisés. Pas de statistiques pour le bon traitement. (Nous pensons qu’il y aurait de quoi se faire peur et c’est une triste réalité).

Alternance de « hauts et de bas » : voilà comment on pourrait caricaturer la bipolarité.

Chacun a des hauts et des bas, c’est la durée et l’amplitude de ces hauts et bas qui en font la caractéristique de la bipolarité.

Il y a 3 types de bipolarité

  1. Type 1 : épisodes maniaques, accompagnés d’épisodes dépressifs sévères.
  2. Type 2 : épisodes dépressifs avec épisodes hypomaniaques.
  3. Type 3 : symptômes de bipolarité mais ne correspondant pas aux critères d’un type 1 ou 2.

Même maladie mais avec des différences marquées, selon le type.

Je vous parlerai du type 1, en étant atteinte. Je donnerai la parole à d’autres bipolaires qui vous parleront de leur type. Quand on parle d’épisode maniaque, n’allez pas penser que « maniaque » signifie que le malade se met à tout astiquer chez lui, ou qu’il devient exigeant. Il ne faut pas confondre avec le terme « commun ». Maniaque au sens de bipolarité, c’est une période où la personne fait des achats inconsidérés, se sent invincible, a une confiance en elle infaillible, peut avoir une sexualité débridée et s’adonner à des excès de boissons ou/et de drogue. Tous les sens (ouïe, odorat, vue, toucher) sont surmultipliés. Paranoïa, agressivité, aussi.

En période maniaque, la personne se sent bien car elle « s’éclate » mais hélas c’est dans tous les sens du terme et quand la crise est trop forte, la personne malade peut perdre la notion de la réalité et voir des « choses » qui n’existent pas : meubles, TV… qui parlent, apparitions divines… comme un mauvais trip. Suit invariablement, une descente aux enfers : une dépression qui peut aller jusqu’au suicide.

Les solutions, et j’en oublie sûrement :

  • thymorégulateurs (régulateur des hauts et des bas),
  • anti-psychotiques (pour rester dans la réalité),
  • anti-dépresseurs (pour ne pas pleurer sans savoir pourquoi),
  • anxiolytiques (pour diminuer nos angoisses),
  • somnifères (pour pouvoir dormir un nombre d’heures minimum).

Tout un savant cocktail dont la recette est toujours à réinventer.

Des effets secondaires très perturbants

  • prise de poids importante,
  • fatigabilité extrême,
  • difficulté de concentration,
  • tremblements,
  • ralentissement physique et cognitif,
  • troubles de la vision,
  • sueurs,
  • addictions…

qui conduisent à une perte d’estime de soi et à une désocialisation, accentuée par des problèmes financiers, car garder un travail « normal » dans ces conditions relève d’un combat de Titan.

Toute personne normale arrêterait le traitement quand cela va mieux. N’y pensez même pas, la rechute n’en sera que plus dure. Il faut se résigner : votre vous « d’avant » ne reviendra plus. Mais que cela ne nous fasse pas baisser les bras, l’avenir, à défaut d’être radieux, peut être beau. En complément du traitement médicamenteux, à prendre à vie, il est nécessaire de suivre une psychothérapie. Psychoéducation, techniques cognitives et comportementales, techniques de relaxation… Rajoutez à cela, visites chez nos psys… et il n’y en a beaucoup selon les besoins du malades : psychiatres, psychothérapeutes, psychanalystes, psychologues… Et autant de démarches auprès d’autres spécialistes tels que les ophtalmologues, les nutritionnistes, les addictologues, les cardiologues… (cf : effets secondaires qui entraînent d’autres troubles). Sans oublier les différents organismes pour personnes handicapées…

Le malade ne s’occupe pas, il est occupé à se soigner.

Nous ne pouvons, hélas, bien souvent plus travailler ? Qu’à cela ne tienne, il y a tant d’associations qui ont besoin de nous. Nous sommes des hypersensibles.

Oiseaux aux ailes coupées, zombies, obèses, voici comment nous nous voyons alors vous qui nous lisez et qui n’êtes pas atteints, merci de nous prêter un regard bienveillant.

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Avertissement
Ce guide a été élaboré par des bipolaires avec des termes de bipolaires. Il se veut simple à consulter et privilégie le côté pratique, essayant de réunir l’ensemble des aspects : médical, soutien, aides financières. Il n’a pas d’autre prétention que d’aider les bipolaires et tous ceux qui sont concernés de près ou de loin par cette maladie. Il est loin de se vouloir exhaustif.

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Bienvenue à toi !

Merci pour l’attention que tu portes à ce mini-guide que nous avons élaboré, pour nous et pour toi. Nous sommes des bipolaires. Nous avons, nous aussi, « galéré » avant de mieux cerner ce qui nous arrive. De l’information il y en a, mais elle est peut-être trop précise, trop fragmentée, ce qui complique notre vue d’ensemble. Par ailleurs, selon notre humeur, nous sommes plus ou moins dans la capacité de tout comprendre. Nous avons résumé avec nos mots tout ce qui peut nous concerner : soins, soutien, aides financières. Ce sont juste des mots au service de nos maux.

Remerciements

Je remercie tous les bipolaires et accompagnants sans qui ce document n’aurait pu être réalisé . Tous les visuels sont des créations de Trouble. Nous le remercions de nous permettre de les utiliser. Vous pouvez retrouver l’intégralité de ses travaux et actualités sur http://mlaurent1.free.fr/trouble/ ; www.galerie-creation.com/trouble ;
http://troubleartistequeer.deviantart.com

Un grand merci à Jacques, fondateur d’Angie, qui m’a permis de rencontrer les bipolaires de son forum. J’apprécie particulièrement ce forum où j’ai su trouver les informations et la convivialité que je cherchais. Je remercie donc les « angiens » : Georges, Marc, Mireille, Stéphanie et les autres…

Je remercie les orléanais bipolaires (ou pas) : Brigitte, Georges, Isabelle, Marie-Laurence, Nicolas, Philippe et les autres… Je remercie le Docteur Étain du centre expert de Créteil (94) de sa relecture concernant la partie plus particulièrement liée à la bipolarité et aux centres experts. Je remercie labomédia pour l’hébergement du site et, plus particulièrement, Nicolas et Philippe.

Je remercie ma famille de m’avoir soutenue dans des moments difficiles où la maladie m’était inconnue. Mon frère Jean-Charles, ma belle-sœur Sylvie, mon neveu Johan qui m’ont accueillie en 2008, en pleine crise maniaque. Je remercie mes enfants, Caroline et Damien qui ont connu les moments les plus critiques de cette maladie et ne m’ont pas rejetée pour autant. Et surtout, je remercie mon mari qui a été à mes côtés aux moments les plus difficiles et avec qui j’ai appris à connaître cette maladie et à la combattre.

Nous apprécions ensemble le chemin parcouru.
Merci à toi qui est mon plus grand « supporter » et me suit dans mes délires « contrôlés » : devenir militante en faveur de la bipolarité avec tous les engagements que cela implique.

Qu’est-ce que la bipolarité ?

La bipolarité, appelée auparavant PMD (psychose maniaco-dépressive), est une maladie qui touche 750 000 personnes en France. On parle de bipolarité, alors qu’il y a des bipolarités. Il faut environ 7-8 ans à l’heure actuelle pour que cette maladie soit diagnostiquée en tant que telle.

Bien souvent les bipolaires sont soignés pour des dépressions.

Les troubles bipolaires sont caractérisés par une perturbation des mécanismes de régulation de l’humeur. On observe une alternance entre des « hauts » et des « bas » (Up et Down). Tout le monde a des hauts et des bas, mais ce qui en fait une maladie, c’est leur amplitude qui prennent une proportion « hors normes », ainsi que leur persistance. Il n’y a pas une bipolarité, mais des bipolarités qui s’expriment différemment. « Cette maladie est à la mode » : expression galvaudée par ceux qui n’en sont pas atteints et qui sous-entend un effet « chic ». De quoi faire bondir les malades. Elle est caricaturée par certains, par des mimiques de pleurs et de rires qui s’enchaînent en très peu de temps, d’autres précisent que cela peut alterner à raison de quelques jours.

Sachez que ces alternances sont très variables selon le type de bipolarité et peuvent très souvent aller de un à plusieurs mois. Dans tous les cas, il est question de souffrance importante qui détruit des vies entières. Les hauts (ou épisodes maniaques) se traduisent par une accélération générale à la fois psychique et motrice, et par un regain anormal et incontrôlé d’énergie. Les bas se traduisent par des états dépressifs majeurs (EDM). Le signe principal de la dépression est la perte de tonus, de l’élan vital avec émoussement, puis perte de tous les plaisirs de la vie. Le risque suicidaire est important chez les patients bipolaires. Ces derniers ont une hypersensibilité.

Il s’agit d’une maladie grave qui ne se guérit pas mais se soigne.

Le trouble bipolaire est multifactoriel, c’est-à-dire que les causes sont nombreuses et se combinent entre elles. Certaines familles ont une prédisposition à cette maladie. De nombreuses études suggèrent l’hypothèse de l’existence de gènes qui semblent défaillants. C’est pourquoi il convient d’être vigilant auprès des enfants d’une personne bipolaire. Les premières relations affectives jouent un rôle important, notamment, la qualité des relations affectives avec les parents, la fratrie, vécues dès la naissance et durant la petite enfance. Les stress importants, voire les traumatismes vécus au cours de l’enfance ou de l’adolescence, peuvent fragiliser une personne qui est déjà vulnérable sur le plan génétique.

En règle générale, la maladie débute au cours de l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Elle peut débuter dès l’enfance, surtout lorsqu’il existe une vulnérabilité génétique. Le trouble bipolaire peut parfois survenir à un âge plus tardif et doit alors faire évoquer un trouble neurologique, l’usage de substances toxiques (excès d’alcool, drogue…).

Attention, la survenue d’un trouble bipolaire peut parfois être favorisée par la prise de certains médicaments (corticoïdes par exemple).

Les risques inhérents au trouble bipolaire

En dehors de la souffrance évidente, les conséquences de la maladie peuvent être dramatiques. La vie privée, sociale, professionnelle est souvent profondément perturbée, voire anéantie par la vie chaotique qu’engendre le trouble bipolaire.

En accès maniaque : des dépenses inconsidérées, des conduites agressives et violentes en milieu professionnel menant à un licenciement ou des périodes de désinhibition, en particulier menant à l’adultère. Bien souvent le besoin périodique et impulsif de consommer de l’alcool ou de la drogue sont liés et viennent se surajouter, ce qui aggrave les conséquences sur la vie de la personne souffrante. Le risque suicidaire est fréquent, surtout dans les phases de dépression, plus rarement dans les phases maniaques.

Plus vite, la maladie est diagnostiquée, plus tôt le traitement peut être mis en place et permettre au patient de mener une vie stabilisée et donc meilleure. À l’heure actuelle, la durée moyenne de bon diagnostic est d’environ 7-8 ans.

Le trouble bipolaire nécessite une prise en charge multidisciplinaire : médicale et également psychologique, pouvant être associée à une aide familiale et un soutien médico-social.

Les moyens d’action possibles pour diagnostiquer et soigner au plus vite

La personne bipolaire, son environnement familial et privé

La personne bipolaire peut avoir des difficultés à analyser ce qui lui arrive. L’entourage et notamment la famille est plus à même de noter les changements de comportement.

Encore faut-il que tous aient à l’esprit la caractéristique de cette maladie : une alternance de dépression et d’excitation, plus ou moins marquée. Le repli sur soi ou au contraire une forte exubérance doivent sensibiliser tout un chacun.

Quels sont les signes précoces de la dépression ?

  1. Une tristesse soudaine et non adaptée à la situation, un coup de cafard qui dure plus longtemps que d’habitude.
  2. Une fatigue excessive.
  3. Une impression de manquer d’énergie de manière inhabituelle.
  4. Des troubles persistants de la mémoire et de la concentration.
  5. Des difficultés de sommeil ou un sommeil excessif.

Quels sont les signes précoces de l’accès d’excitation précédant un accès maniaque ?

  1. La survenue de projets ou d’idées farfelues.
  2. Le fait d’être plus énervé, agressif, tendu, agité, de ressentir une tension intérieure désagréable.
  3. Se sentir d’humeur joviale, euphorique, sans raison apparente.
  4. Avoir plein de projets, d’idées d’achats, des projets de grandes dépenses non adaptées à la situation financière.
  5. Se sentir en forme malgré peu de sommeil.
  6. Amplification aiguë des sens (ouïe, vue, parole, toucher, odorat).

Le système médical

Les médecins généralistes

Le premier médecin consulté est bien souvent le généraliste, à l’occasion d’une dépression. Il ne faut pas hésiter à lui parler des variations d’humeur constatées et à noter par écrit les faits marquants.

Cela lui permettra d’établir un diagnostic plus précis.

Être accompagné ou accompagner est important, car tout est toujours plus difficile, en période dépressive.

Les différents psys (psychiatres, psychologues, psychothérapeutes)

Il ne faut pas avoir peur de consulter un psy.

Psy et folie sont souvent assimilés et les réticences à consulter sont fortes, or il s’agit d’un spécialiste comme un autre.

Sous l’abréviation psy se cachent plusieurs dénominations qui recouvrent des qualifications et des approches différentes.

Attention, les prises en charge financières varient selon la catégorie.

Les psychiatres

Ce sont des médecins qui se sont spécialisés dans le domaine de la santé mentale. Ils sont également formés à la pratique de psychothérapie, posent un diagnostic et prescrivent des médicaments si nécessaire.

Les psychologues

Ce sont des professionnels non médecins formés en faculté de psychologie. Ils ne posent pas de diagnostics et ne prescrivent pas de médicaments mais sont aptes à évaluer les traits de personnalité, le niveau intellectuel d’une personne et surtout à soigner par l’intermédiaire d’une psychothérapie.

N’hésitez pas à demander le type d’école (Freud, Jung, Lacan…), votre thérapie sera conditionnée par cette formation.

Les psychothérapeutes

Ce sont des personnes habilitées à soigner par psychothérapie. On y retrouve donc des psychiatres et des psychologues.

Mais ce terme n’étant pas officiellement reconnu, toute personne peut a priori s’improviser « psychothérapeute ».

Une première indication peut être leur appartenance à un syndicat de psychothérapeutes.

En voici deux choisis au hasard.

Attention, l’inscription à un syndicat est facultative et volontaire. Elle constitue une bonne indication mais pas forcément un gage de garantie absolu.

http://www.snppsy.org/Annuaire-des-psychotherapeutes

http://www.ff2p.fr/

Il convient dans la mesure du possible de se faire préciser s’il s’agit d’un psychiatre, d’un psychologue et de rester vigilant pour les autres.

Les CMP : Centre Médico Psychologiques

Les Centres Médico Psychologiques sont des établissements publics français (ou privés faisant fonction de public) qui regroupent des spécialistes et proposent une offre de soins mentaux prise en charge par la Sécurité Sociale.

Un CMP regroupe des médecins psychiatres, des psychologues cliniciens, des infirmières, des assistantes sociales, des ergothérapeutes, des psychomotriciens, des orthophonistes et des éducateurs spécialisés.

Il assure généralement des consultations, visites à domicile ou encore des soins infirmiers.

Ils connaissent toutes les possibilités pour vous aider tant sur le plan psychique qu’en matière d’aide financière et mise à disposition de personnels spécialisés dans l’aide quotidienne (exemple : TSF : Travailleurs (ses) Socio Familiales, aides aux démarches administratives, aide au ménage, aide aux comptes…

Contrairement aux praticiens libéraux, les consultations en CMP sont entièrement prises en charge par la Sécurité Sociale.

Coordonnées des CMP sur Orléans :

CMP Adultes
4 rue chanzy, 45000 Orléans, 02 38 54 46 89
28 rue de Reims, 45000 Orléans, 02 38 70 06 07

Secteur : Argonne/Belneuf/St Marc/Barrières St Marc/fg Bourgogne
11 av. du président John Kennedy, 45100 Orléans, 02 38 63 72 54
58 ter rue cigogne, 45000 Orléans, 02 38 22 12 00

CMP et centre d’accueil thérapeutique à temps partiel infanto-juvénile
4 rue de la bascule, 45100 Orléans, 02 38 22 44 50
64 rue du fg de Bourgogne, 45000 Orléans, 02 38 54 23 53

CMP et centre d’accueil thérapeutique à temps partiel adulte
2 rue Monseigneur Von Galen, 45100 Orléans, 02 38 51 19 70
2 rue de la cossonière, 45100 Orléans, 02 38 56 06 99

Les différentes formes d’hospitalisation

C’est un sujet délicat. Une hospitalisation n’est jamais simple à envisager pour qui que ce soit.

Dans l’idéal, il serait bon de pouvoir en parler avant.

Choisir l’établissement qui conviendrait le « moins mal », au cas où.

Mais, le sujet est « tabou » et dépend de notre état.

 

Il existe trois formes d’hospitalisation psychiatriques :

Hospitalisation volontaire

Il s’agit du meilleur cas d’hospitalisation.

C’est le patient qui demande à entrer en établissement, il y a donc moins de traumatisme.

Hospitalisation à la demande d’un tiers (HDT)

Lorsqu’une personne devient clairement dangereuse pour elle-même ou pour les autres, alors que son état de santé psychologique ne lui permet pas de consentir aux soins qui lui sont nécessaires.

L’HDT autorise à se passer du consentement de l’intéressé, ce qui nécessite une demande écrite d’un proche rédigée sur un formulaire officiel, ainsi que l’avis de deux médecins psychiatres indépendants.

Hospitalisation sur décision du préfet (ex-hospitalisation d’office)

Tous les détails sur :

http://vosdroits.service-public.fr/F761.xhtml#N10084

Centres experts

Il existe des centres experts spécialisés dans le diagnostic de la bipolarité. Ce sont des centres d’évaluation, de soin et de recherche.

Il existe seulement 9 centres experts pour toute la France, ce qui est très peu et explique les délais de prise de RDV qui selon le centre peuvent être longs.

Ce sont des centres d’évaluation et non de suivi, ce qui veut dire que la plupart n’assureront pas votre suivi au quotidien par des consultations régulières, mais par des bilans tous les six mois.

Pour ce type de bilan, il est recommandé de bénéficier de l’A.L.D (Affection de Longue Durée) afin de bénéficier d’une prise en charge à 100%.

La demande d’ALD est faite par le médecin généraliste ou le psychiatre.
Le patient doit être adressé idéalement par son psychiatre, ou par son médecin généraliste s’il ne dispose pas d’une suivi psychiatrique.

Ce bilan peut être fait tant pour les bipolaires diagnostiqués que pour les personnes souhaitant un dépistage ou une confirmation de diagnostic.

Pour réaliser ce diagnostic, il faut que le patient soit ni en phase dépressive ni en phase d’excitation.

 

Le bilan (physiologique, psychologique et psychiatrique) se fait sur un jour et demi, les résultats sont adressés au médecin et/ou au psychiatre.

Il est important de se préparer et de faire un récapitulatif, en trois colonnes par exemple.

1) Dates – événements

Lister par ordre chronologique les faits marquants, bons ou mauvais de son histoire de vie.

2) Traitement (ou pas) avec noms des médicaments (dosages si possible), et suivi psychologique (ou pas).

3) Commentaires tels que effets secondaires, efficacité, ou toutes autres annotations sur les dates – événements. Il peut s’agir aussi de faits et projets non encore réalisés.

Il existe 11 centres experts en bipolarité en France et un à Monaco qui est accessible aux patients français.

Ces centres se situent en milieu hospitalier, mais dans des unités indépendantes.

Vous trouverez ci-dessous les numéros de téléphone directs du centre expert de chaque région, mis à jour au 11/03/2019.

N’hésitez pas à prendre rendez-vous le plus rapidement possible, les délais d’attente sont longs.

Aquitaine :

Centre Hospitalier Charles Perrens
Service de psychiatrie adulte
Bâtiment Lescure RDC
CS 81285
121 rue de la Béchade
33076 Bordeaux cedex

Responsable : Sébastien Gard
Secrétariat médical : 05 56 56 17 08

 

Auvergne-Rhône-Alpes :

CHU de Clermont-Ferrand
Service de Psychiatrie B
58 rue de Montalembert
63000 Clermont-Ferrand

Responsable : Professeur Pierre-Michel Llorca
Secrétariat médical : 04 73 75 45 21

CHU de Grenoble 
Pavillon Dominique Villars
Département de psychiatrie
CS 10217
38043 Grenoble cedex 9

Responsable : Professeurs Thierry Bougerol et Mircea Polosan
Secrétariat médical  : 04 76 76 62 88

 

Bourgogne-Franche-Comté :

Centre Hospitalier Jean Minjoz
Service de Psychiatrie de l’adulte
3 boulevard Alexandre Flemming
25000 Besançon

Responsable : Professeur Emmanuel Haffen

Secrétariat médical : 03 81 21 93 18

 


Île-de-France : 

Hopital A. Chenevier
Service de psychiatrie adulte
Pavillon Hartmann
40 rue de Mesly
94000 Créteil

Responsable : Professeurs Chantal Henry et Marion Leboyer
Secrétariat médical : 01 49 81 32 90

 

Hôpital Fernand Widal
Service de Psychiatrie adulte
200 rue du Faubourg Saint-Denis
75010 Paris


Responsable : Professeurs Bellivier et Etain
Secrétariat médical : 01 40 05 42 08

Hôpital André Mignot
Service de Psychiatrie adulte
177 rue de Versailles
78157 Le Chesnay Cedex

Responsable : Docteur Paul Roux
Secrétariat médical : 01 39 63 93 80

 

Hôpital Louis Mourier
Service de psychiatrie et addictologie
178 rue des Renouillers
92700 Colombes

Responsable : Professeur Caroline Dubertret et Docteur Nicolas Mazer
Secrétariat médical : 01 47 60 63 97

 

Grand Est :

Centre psychothérapique de Nancy
Bâtiment St Roch
1 rue du Docteur Archambault
BP 11010
54520 Laxou cedex

Responsable : Jean-Pierre Kahn
Secrétariat médical : 03 83 92 67 01

 

Occitanie :

 CHU Montpellier, Hôpital Lapeyronie
Service de psychologie médicale et psychiatrie
Centre expert en bipolarité
371 avenue du Doyen Gaston Giraud
34295 Montpellier cedex 5

Responsable : Philippe Courtet
Secrétariat médical : 04 67 33 82 91

 

Provence-Alpes-Côte d’Azur : 

CHU Sainte-Marguerite
Service de psychiatrie adulte
270 boulevard de Sainte-Marguerite
13009 Marseille

Responsable : Docteur Raoul Belzeaux

Secrétariat médical : 04 91 74 61 19

 

Monaco :

Centre Hospitalier Princesse Grace
Centre de psychiatrie 2
1 avenue Pasteur
BP 489
98012 Monaco

Responsable : Docteur Valérie Aubin
Secrétariat médical : 003 77 97 98 84 18

 

  • Les psychothérapies

– Psycho-éducation

Le trouble bipolaire est une maladie chronique, ce qui signifie qu’elle nécessite une prise en charge thérapeutique durant la vie entière.

Il est essentiel de bien connaître sa maladie, ses points faibles, afin de lutter contre eux plus efficacement.

Des séances de psycho-éducation pour les patients et pour les parents ou pour les accompagnants sont organisées notamment dans les centres experts.

 

– Psychanalyse ou psychothérapie d’inspiration psychanalytique

Sigmund Freud a crée la psychanalyse à la fin du 18ème siècle.

La psychanalyse repose sur l’importance de l’inconscient, mémoire enfouie en chacun de nous qui contient les souffrances et les conflits que notre conscience n’exprime pas.

Cet inconscient peut se manifester à travers notre humeur, notre comportement, nos angoisses.

Cet inconscient peut également provoquer des douleurs physiques.

La psychanalyse aidera à démêler les problèmes.

Au cours d’une psychothérapie, le patient est allongé et le psychanalyste est derrière lui, hors de sa vue, pour ne pas interférer avec le libre discours de l’analysé.

On parle de psychothérapie d’inspiration analytique quand le psychothérapeute reste derrière son bureau et que l’entretien se déroule en face à face.

Les séances se déroulent toutes les semaines pendant de nombreux mois, voire des années à raison d’une demi-heure par séance.

 

– Psychothérapie familiale

Le psychothérapeute va axer le travail de soins sur l’entourage familial.

Cette psychothérapie vise à renforcer les équilibres au sein de la famille en faisant en sorte que chacun aide au mieux le patient.

Ce suivi est tout à fait compatible avec une psychothérapie individuelle.

 

Psychothérapie cognitive et comportementale

Cette psychothérapie ne se base pas sur l’inconscient. Elle permet de repérer et modifier les systèmes de pensée (cognition) qui sont des points de vulnérabilité chez les personnes bipolaires (mauvaise estime de soi, pensées négatives, la négation du trouble, l’hypersensibilité émotionnelle et la mauvaise gestion du stress.

Par ailleurs elle vise à équilibrer certains comportements tels que la fragilité vis-à-vis de l’alcool ou de drogues, les tendances agressives ou impulsives.

Cette psychothérapie est très accessible car très pratique et concrète.

Elle se déroule sous la forme de séances classiques en face à face avec le psychothérapeute qui prescrit des exercices, séances de relaxation à poursuivre à domicile entre deux consultations.

 

Les autres approches psychothérapeutiques

De nombreuses autres formes de psychothérapie existent parfois basées sur la relaxation (hypnose, gestalt, sophrologie…)

 

La sismothérapie

Il s’agit « d’électrochocs ». Le terme fait peur car il véhicule des images « exagérées ».

Cette thérapie peut sauver des vies dans le cas de dépressions sévères où les traitements habituels ne sont d’aucun effet.

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Les traitements médicamenteux

Notre propos ici n’est pas d’énumérer tous les traitements possibles, les différentes informations peuvent être trouvées auprès des spécialistes, dans les différents ouvrages, forums…

Sachez que le médicament systématique est le thymorégulateur (régulateur de l’humeur qui permet d’avoir des amplitudes d’humeur « normales »).

En complément, peuvent venir se greffer des anti-dépresseurs, des anti-psychotiques, des anxiolytiques…

Nous souhaitons cependant vous sensibiliser à l’importance de la prise régulière du traitement.

Certains ne prennent aucun traitement. C’est au prix d’une hygiène de vie très stricte et presque « monacale ». Par ailleurs, éviter tout stress, source potentielle de rechute, n’est pas aisé.

C’est un choix qui n’est pas le plus facile.

Pourquoi la tentation d’éviter le traitement médicamenteux est-elle si forte même auprès des malades les plus dociles et les plus convaincus de son utilité ?

Plusieurs raisons :

– Le bon traitement est difficile à trouver : les bonnes molécules, la juste posologie, la réactivité de chacun, toute une alchimie qui est compliquée.

– Quand le bon traitement est à peu près trouvé, ce qui peut demander des années, il faut être conscient que c’est un traitement qui est à prendre à vie.

Dans la plupart des cas il fera :

– grossir (une prise de poids de 10 kgs est courante),

– ralentir les fonctions physiques et cognitives, avec parfois perte de mémoire importante,

– perdre ou atténuer toute créativité,

– perdre une estime de soi.

Du fait du traitement, notre aptitude à travailler est très faible car nous avons une fatigabilité importante, sans compter que même si les hauts et les bas sont « minorés », ils persistent dans de nombreux cas.

Pour toutes ces raisons, beaucoup d’entre nous arrêtent les traitements quand ils vont mieux. Ce n’est pas du tout une bonne idée car la rechute (quasiment inévitable) est très difficile à vivre.

Attention au sevrage. Les traitements médicamenteux sont des drogues, en cas d’arrêt : vertiges, nausées, maux de tête… d’autant plus sévères que l’arrêt aura été brutal. Il convient d’y procéder sous contrôle du psychiatre et avec son accord.

Toutefois, si nous prônons un respect de la prescription médicale, nous insistons sur le fait que nous voulons avoir droit au chapitre quand ce dernier est inefficace.

Nous sommes « ralentis », pas idiots.

Le succès d’une thérapie réussie est le résultat d’une « alliance thérapeutique » entre le spécialiste, le patient, et son traitement voire avec l’aide d’un éventuel accompagnant.

Dans la mesure de ses possibilités du moment, le patient doit devenir « acteur » de sa pathologie, et pas seulement la subir. Ainsi, il participera réellement à stabiliser son état.

En complément du traitement médicamenteux, il ne faut pas hésiter à utiliser des thérapies complémentaires (voir plus haut II) B) e) et à proposer nos services dans des associations, pour ne pas perdre le lien social dont nous avons particulièrement besoin.

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La résilience : un gros mot ?

« La résilience est la capacité qu’ont certains à triompher des différents traumatismes qu’ils ont subis. »

Il s’agit d’un bout de définition que nous avons trouvé sur google.

De notre expérience, nous dirions : il faut se faire à l’idée que du fait de notre bipolarité nous ne pourrons plus avoir la vie que nous avions auparavant.

Il nous faut donc nous adapter.

En conséquence : à chacun d’inventer sa nouvelle vie.

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Associations et fondations

A) Parents

UNAFAM : Union NAtionale de Familles et Amis de Malades et/ou handicapés psychiques.

La fondation, créée en 1963, a été reconnue d’utilité publique en 1968.

Il s’agit d’une structure qui accueille, soutient, et informe les familles confrontées aux troubles psychiques d’un des leurs.

Elle contribue à l’élaboration de la politique de santé dans le domaine de la psychiatrie.

Elle défend les familles et les malades auprès des élus et des responsables.

L’UNAFAM est présente dans toutes les régions et départements français.

Pour en savoir plus :

http://www.unafam.org/

 

Coordonnées de l’UNAFAM à Orléans :
UNAFAM 45 – Loiret
François Pitou
170 Allée du Kiosque
45770 Saran

Tél : 02 38 86 17 43
E-mail : 45@unafam.org

 

B) Malades

Argos2001
L’association ARGOS 2001 s’est constituée initialement autour des conférences d’information organisées à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris par le Dr Gay, psychiatre. Elle s’est officiellement créée en mars 2001.

Son nom évoque la fameuse balise qui permet de localiser les personnes en détresse et « 2001 » indique simplement l’année de création de l’association.

Ses activités essentielles consistent dans des groupes de parole pour les patients et leurs proches, ainsi que des conférences faites par des psychiatres spécialisés sur les troubles bipolaires.

En savoir plus : http://www.argos2001.fr/

Il n’y a pas d’association « argos2001 » sur Orléans

 

FNAPPSY 
La FNAPSY – Fédération Nationale des Associations d’usagers en Psychiatrie.

Elle facilite l’accès des Associations aux Usagers.
Un annuaire par régions permet de présenter chacune des associations affiliées.
Leur site permet aussi de suivre leurs démarches dans le domaine psychiatrique ainsi que les actions programmées.

Pour en savoir plus : http://www.fnapsy.org/

Les GEM
Les GEM ou Groupes d’Entraide Mutuelle sont régis par la loi Nº 2005-102, du 12 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, et la citoyenneté des personnes handicapées.

Cette loi reconnaît explicitement, pour la première fois, la spécificité du handicap psychique et crée un nouveau dispositif adressé aux personnes souffrant de troubles psychiques.

Ce nouveau dispositif a pour but d’améliorer les conditions de vie.

L’innovation du GEM tient à ce que pour la première fois des personnes handicapées psychiques et/ou cognitifs sont invitées par les pouvoirs publics à se responsabiliser en prenant une part active à la définition et à l’organisation d’un projet les concernant : le projet d’entraide du GEM dont ils peuvent librement fixer les modalités.

Le but poursuivi est le désenclavement d’une population souffrant plus particulièrement d’isolement et d’exclusion sociale, en instaurant à la fois des liens sociaux réguliers entre pairs et avec le reste de la cité.

Liste des GEM sur Orléans :

  •  LEA – Orléans (45) (mise à jour 28/02/2013)

Ouvert depuis 2006
1 boulevard Jean-Jaurès, 45000 Orléans
tél : 02 38 54 08 61
mail : associationcheztom@voila.fr

Présidente : Véronique Mouchard
Adhésion : 1€/an

Horaires d’ouvertures :
Tous les jours : 9 h-12h, 14h – 17h 30, mardi jusqu’à 20 h + manifestations le week-end.

LEA parraine une association d’usagers : chez Tom.

 

  • Le Cap Bannier (mise à jour : 28/02/2013)

ouvert depuis le 01/03/1983 – 40 places

43 rue du Faubourg Bannier, 45000 Orléans
tél :02 38 54 50 84
lecap.bannier@orange.fr

  • Affilié UNAFAM

Présidente : Paule Aussourd
Adhésion : 10 € par an.

Horaires d’ouvertures :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : 14 h – 18 h
jeudi : 14 h 30 – 17 h
samedi : 10 h – 17 h

Le Cap Bannier parraine une association d’usagers : La nouvelle porte
Présidente : Martine Ladesbie

  • Passerelle45

57 rue de la Messe, 45000 Orléans
02 38 24 88 09
contact@passerelle45.fr

affilié UNAFAM
Président : Christophe Sagot
Adhésion : 10€/an

Horaires d’ouvertures : tous les après-midis : 14 h – 18 h

Passerelle45 parraine l’association d’usagers « La nouvelle chance » depuis le 01/09/2004
Capacité d’accueil actuelle : 20

 

  • Pléyades – Orléans (45)

Ouvert début des années 2000

3 place Choiseul, 45100 Orléans
tél :02 38 25 04 79
pleyades@wanadoo.fr

Association affiliée Croix-Marine
Directeur : Jean-Pierre Mureau
Présidente : Blandine Gauthier

Adhésion : 15€

Horaires d’ouverture : lundi : 14 h – 17 h, mardi, mercredi, jeudi : 9 h – 12 h, 14 h – 17 h, vendredi : 9 h – 12 h. Ou sur rendez-vous.

 

GEM proche d’Orléans

  • Bel Horizon – Saint-Jean De Braye (45)

Centre Social du Pont Bordeau
Place Avicenne ou 71 avenue Charles Péguy, 45800 Saint-Jean de Braye
Mail : belhorizoncentre@free.fr

  • Association affiliée Fnap-Psy
    Référent :Mireille Retel
    Adhésion : 5€/an
    Horaires d’ouvertures : (à venir)

En savoir plus sur les GEM des autres départements sur le site de l’UNAFAM : en cliquant ici

 

C) La fondation FondaMental

La Fondation FondaMental est une fondation de coopération scientifique dédiée aux maladies mentales.

Son ambition : faire des maladies psychiatriques des maladies comme les autres.

Son rôle : allier toutes les intelligences pour améliorer la compréhension, le soin et la prévention, et redonner espoir aux patients et à leurs proches.

Elle a été créée en juin 2007 par décret du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, dans le cadre de la mise en place des Réseaux Thématiques de Recherche et de Soins (RTRS).

La fondation FondaMental travaille en particulier autour de trois pathologies considérées parmi les plus invalidantes : la schizophrénie, les troubles bipolaires et l’autisme de haut niveau (syndrome d’Asperger). Ses travaux favorisent également la compréhension et le traitement de pathologies comme la dépression ou les conduites suicidaires, et feront à terme reculer les troubles psychiques.

Pour en savoir plus : http://www.fondation-fondamental.org/

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Les aides financières et logistiques :

A)  CCAS (centre communal d’action social)
Vous trouverez le détail des aides administratives et financières etc. d’Orléans en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.orleans-metropole.fr/173/centre-communal-daction-social.htm

B) Pensions d’invalidité

  •  Sécurité Sociale
    Montant et versement de la pension d’invalidité.
    Il existe trois catégories de pension d’invalidité, selon votre capacité à travailler.

Trois catégories de pension d’invalidité

Pour calculer votre pension d’invalidité, l’Assurance Maladie prend en compte votre salaire annuel moyen à partir des dix meilleures années d’activité (salaires soumis à cotisations dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale).

Tout dépend également de la catégorie d’invalidité attribuée par le médecin-conseil. La catégorie représente votre capacité à exercer une activité professionnelle :

– Si vous êtes capable d’exercer une activité professionnelle rémunérée, vous êtes classé en 1ère catégorie.

– Si vous ne pouvez plus exercer d’activité professionnelle, vous êtes classé en 2éme catégorie.

– Si vous avez besoin de l’aide d’une personne pour vous assister dans les gestes essentiels de la vie courante, vous êtes classé en 3éme catégorie.

Pour le montant des différentes pensions, lien ci-dessous :

http://www.ameli.fr/assures/droits-et-demarches/par-situation-medicale/votre-pension-d-8217-invalidite/montant-et-versement-de-la-pension-d-invalidite.php

 

  • MDPH
    La MDPH : Maison Départementale des Personnes Handicapées

La loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a, dans son article 114 défini la notion de handicap :

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

Un des principaux apports de la loi de 2005 est le droit à une compensation individuelle.

Il prend en compte le projet de vie de la personne en situation de handicap.

En conséquence, la Prestation de Compensation du Handicap (PCH), créée par la loi pour permettre ce droit à la compensation, peut être versée en espèces (pour le paiement des aides humaines par exemple) ou en nature (pour le financement d’aides techniques, l’aménagement du logement…).

La MDPH va :

Se prononcer sur l’orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale.

Désigner les établissements ou services répondant aux besoins de l’enfant/adolescent ou concourant à la rééducation, à l’éducation, au reclassement et à l’accueil de l’adulte handicapé, ainsi que statuer sur l’accompagnement des personnes handicapées âgées de plus de soixante ans hébergées dans les structures d’accueil spécialisées.

Décider de l’attribution, pour l’enfant ou l’adolescent, de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé et, éventuellement, de son complément.

Attribuer la carte d’invalidité (CIN).

Attribuer l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), ainsi que de la prestation de compensation du handicap(PCH).

Reconnaître la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH).

Les aides attribuées par les MDPH sont de plusieurs types :

Administratives :

– Délivrance ou renouvellement de cartes d’invalidité, carte de priorité de stationnement.

– Reconnaissance de travailleur handicapé.

Financières :
– Allocation d’étude pour enfant handicapé et son complément.
– Allocation pour Adulte Handicapé et son complément.

Orientations :
– Scolarisation et la formation pour l’enfant handicapé.
– Orientation professionnelle et la formation des adultes handicapés.
– Orientation en établissement médico-social.

Prestations :
– Renouvellement de l’allocation pour tierce-personne,.
– Prestation de compensation du handicap sous forme d’aides humaines ou techniques, d’aménagement du logement ou du véhicule, d’aide financière pour des dépenses exceptionnelles, ou d’aide animalière.

La MDPH du Loiret se trouve :
Cité administrative Coligny – Bât. C1/ 3ème étage – 131 Faubourg Bannier – 45042 Orléans Cedex
Téléphone : n° vert : 0 800 88 11 20

Pour en savoir plus : http://www.mdph.fr/

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Les forums

Forums et sites internet

Les forums sont des lieux d’échanges entre personnes souffrant du trouble bipolaire, qu’ils soient malades ou accompagnants.

On y trouve des renseignements sur la maladie, des personnes avec qui échanger sur tous les sujets, et pas seulement sur la maladie.

Il existe plusieurs forums, vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive.

À chacun de trouver celui où il se sent le mieux.

Angie :

http://bipolairemd2008.forum-actif.eu/

Bipotes :

http://bipotes.leforum.eu/index.php

Bipolaire info :

http://www.bipolaire-info.org/

 

Pour les étudiants :

Le Bureau d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU)

Le mal-être chez les étudiants est une réalité qu’il est cependant difficile de gérer, en grande partie pour des raisons financières. C’est pour cette raison qu’ont été créés les Bureaux d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU).

http://www.studyrama.com/vie-etudiante/sante/le-bureau-d-aide-psychologique-universitaire-bapu.html

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Groupes de parole

Il s’agit de groupes où il est possible de s’exprimer entre bipolaires ou personnes atteintes de troubles de l’humeur.

En dehors du système hospitalier, il en existe de multiples, parfois difficiles à trouver car ils ne sont pas répertoriés systématiquement.

Sur Orléans, voici les coordonnées de l’un de ces groupes qui accueille à raison de 2 fois par mois le samedi après-midi dans un local associatif des personnes qui souffrent de troubles bipolaires et qui sont stabilisées.

Une petite participation financière est demandée.

Pour contacter la psychologue, responsable du groupe : 02 38 81 04 83 ou 06 63 26 08 95

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Documentation « coups de cœur »

« De l’exaltation à la dépression – Confession d’une psychiatre maniaco-dépressive » de Kay Redfield Jamison (Robert Laffont, 1997)

« Le génie et la folie » de Philippe Brenot (Odile Jacob, 2007)

« Le miroir de Janus » de Sami-Paul Tawil (Pocket évolution, 2008)

« Vivre avec un maniaco-dépressif » de Christian Gay (Hachette Litérattures, 2008)

« Le trouble bipolaire » de Monica Ramirez Basco Manuel d’exercices pour une meilleure qualité de vie (Socrate, mars 2008)

« La cyclothymie, pour le pire et le meilleur » Dr Élie Hantouche et Régis Blain (Réponses Robert Laffont, 2008)

« Un fou dans l’Art » de Jean Albou (La Martinière, octobre 2010)

« Le journal d’une bipolaire » de Émilie et Patrice Guillon, Sébastien Samson et Christian Gay (Broché, octobre 2010)

« L’intranquille » de Gérard Garouste et Judith Perrignon (L’Iconoclaste, décembre 2011)

« Le fil de la vierge » de Mélina Darcam et Mireille Jambu (Écri’mages, 2011) Renseignements sur : http://jpv33.kazeo.com

« Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan (JC Lattes, juin 2012)

« Mon humeur enfin stable : Votre stratégie personnalisée » de Drs Claire Gindre et fredéric Sorbara, Les psychoguides PUF, 2012

« Voyage en terres bipolaires : manie et dépression dans la culture américaine » de Emily Martin (Éd. Rue d’Ulm, 2013)

 

 

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Renseignements divers

A) Les pairs-aidants :

Ce sont des patients qui mettent leur expertise de la maladie au service des autres malades atteints de la même pathologie.

http://etoilebipolaire.nordblogs.com/archive/2009/10/18/ce-que-sont-les-pairs-aidants.html

B) La carte Alerte psy

C) ClubHouse France :

http://clubhousefrance.org/